Les lieux

En 1967 à l’initiative du maire d’Antony, Georges Suant, un théâtre de 500 places, le Théâtre Firmin Gémier (en hommage au fondateur du Théâtre national populaire) est installé dans la halle construite en 1930 sur la place du marché. Il est inauguré le 3 février 1967. 
En 2000, Marc Jeancourt prend la direction du théâtre. Il a la volonté de faire sortir l’art des murs du théâtre et de toucher un nouveau public. Dans la salle, de jeunes metteurs en scène sont accueillis et on retrouve la danse dans la programmation.
En 2008, le Théâtre Firmin Gémier s’unit à La Piscine, théâtre alors en reconstruction à Châtenay-Malabry, autour d’un projet commun : le Théâtre Firmin Gémier / La Piscine.

Suite à la découverte d’amiante lors de travaux de rénovation, le Théâtre est fermé en 2011 et détruit, pour être reconstruit à un autre emplacement.
Le nouveau bâtiment du Théâtre Firmin Gémier d’Antony (projet des architectes Blond et Roux) sera inauguré en 2021.

L’étonnant bâtiment orange abritait originellement une piscine.
De 1938 à 1977, elle accueille familles, établissements scolaires et nageurs avertis. Bijou d’innovation technique, cette dernière est conçue pour être chauffée par une usine d’incinération de déchets arrivant tout droit des logements de la cité-jardin de Châtenay-Malabry, cela grâce aux machines à brûler encore visibles dans la Salle des Machines, l’actuel espace restauration.

À sa fermeture, la mairie met le bâtiment à la disposition de la troupe du Théâtre du Campagnol, de Jean-Claude Penchenat, comme entrepôt, puis comme lieu de répétition. Les pièces qui y sont conçues sont jouées dans des théâtres partenaires comme le Théâtre Firmin Gémier à Antony qui présente Le Bal en 1981.
Cette même année, la compagnie du Théâtre du Campagnol devient « Centre Dramatique National de la banlieue sud » et d’importants travaux transforment enfin la piscine en salle de théâtre !
Mais il faudra attendre une nouvelle rénovation par l’architecte Nicolas Michelin pour lui donner son aspect actuel avec sa verrerie colorée, ses mosaïques et sa grande salle arachnéenne inspirée de « Maman », une sculpture de Louise Bourgeois.
À la fin des travaux, en 2008, l’animation du Théâtre La Piscine est confiée à l’équipe du Théâtre Firmin Gémier et Marc Jeancourt en prend la direction.

Quand il prend la direction du Théâtre Firmin Gémier en 2000, Marc Jeancourt affirme le désir de créer un pôle « cirque contemporain ».
Ainsi, depuis 2004, la ville d’Antony (et aujourd’hui le Territoire Vallée Sud Grand Paris)  met à la disposition permanente du Théâtre Firmin Gémier / La Piscine un terrain pour l’installation de chapiteaux dans le quartier Pajeaud.
En juin 2011, le Théâtre Firmin Gémier / La Piscine devient le onzième Pôle national des Arts du cirque en France, le seul en Île-de-France, et participe au renouvellement des formes artistiques et des esthétiques du cirque, par des activités d’accompagnement et le soutien à la création et à la diffusion.

Il s’agit d’un espace de 4400 mètres carrés, sécurisé, permettant d’accueillir le chapiteau et les caravanes d’une équipe artistique, qui peut s’installer pour répéter/ créer ou bien pour proposer son spectacle au public. Chaque compagnie vient s’installer avec son propre chapiteau, et ceux-ci peuvent aller de 30 à 700 places !

Cet espace veut aussi s’intégrer à la vie de quartier dans lequel il est implanté. Un dispositif de visites, de partage, d’ateliers, de répétitions ouvertes, d’initiation aux Arts du cirque pour les jeunes et les adultes, les écoles, les associations, a été mis en place avec un grand succès. Chaque équipe artistique a la possibilité d’inventer de nouvelles propositions.

À la rentrée 2008, une seconde vie est donnée à cette salle de 120 places, reconstruite à l’identique de l’ancienne. Nichée sous le hall d’accueil du Théâtre La Piscine, elle accueille tous les jeudi soirs des concerts de musiques actuelles.
Caractérisée par ses gradins en demi-cercle et son épais rideau noir, la salle abrite aussi un petit bassin couvert de mosaïques : le pédiluve d’origine, vestige du passé nautique du lieu. Les spectateurs peuvent aujourd’hui s’y asseoir pour prendre un verre à quelques mètres de la scène et savourer le concert.